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Brexit : la Tech britannique s’inquiète pour sa future main-d’œuvre

Brexit : la Tech britannique s’inquiète pour sa future main-d’œuvre

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by novembre 9, 2018 International

Alors que les négociations entre Londres et Bruxelles s’éternisent, le Brexit s’est invité sur la scène du Web Summit, le grand raout de la Tech mondiale qui s’est achevé ce jeudi soir. A l’instar du reste de l’économie britannique, les startups se préparent au choc du 29 mars prochain. Elles redoutent en particulier de futures difficultés à attirer et retenir les talents.

« Comment le Royaume-Uni va sérieusement pouvoir bénéficier, alors que nous sommes forts actuellement dans le secteur des nouvelles technologies, d’une sortie d’un marché numérique unique européen ? » D’une phrase, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a résumé, sur la grande scène du Web Summit, l’incertitude qui gagne le secteur outre-Manche à mesure que la date fatidique approche.

Une incertitude, voire une véritable appréhension, alors que la probabilité d’un « no deal », c’est-à-dire une sortie sans accord, demeure autour des 25 %, selon plusieurs économistes interrogés par l’agence Reuters.

Si l’ancien locataire du 10 Downing Street croit toujours possible d’arrêter la machine – « parce que depuis le vote, la connaissance de ce que cela implique s’est considérablement élargie » – dans le milieu des startups britanniques, où l’on a voté à 90 % contre la sortie de l’Union européenne, on s’est fait une raison.

De prime abord, le secteur technologique britannique paraît mieux armé pour affronter la rupture que les autres pans de l’économie : en 2017, sa croissance a été 2,6 fois supérieure aux autres secteurs.

Cela n’empêche pas les entrepreneurs du royaume d’avoir des inquiétudes. La première d’entre elles est la difficulté à trouver et retenir les talents indispensables au développement de ces entreprises, selon le dernier rapport Tech Nation, soutenu par le gouvernement de Theresa May. Une question intimement liée aux politiques d’immigration consécutives au vote du Brexit.

Cette même étude montre que le Brexit – problématique isolée des autres questions – arrive dans le top 3 des préoccupations dans les plus importantes communautés du pays. Ainsi à Londres, deux (l’Accès aux talents et le Brexit) des trois défis à relever selon les entrepreneurs sont liés au divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

RFI

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