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              Bruit et Bris à Liberté 4:          Actualités et   souvenirs autour du Thé….

              Bruit et Bris à Liberté 4:          Actualités et  souvenirs autour du Thé….

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by septembre 11, 2019 Le fait du jour, Société

Comment savoir ce qui se passe dans un quartier ? Se rapprocher « autour du Thé, boutiquiers, vigiles, vendeurs de fruits, petits personnels » disent les connaisseurs.  Ils sont témoins oculaires ou auditives des évènements, dérapages et rebondissement. Arrêt sur Liberté 4, un quartier des Sicap de Dakar, prendre du thé. Palabres, potins et revue de la Presse du Quartier, entre autres sujets. 

Liberté 4 est un quartier des Sicap situé entre liberté 5, Dieupeul… Ces jeunes du quartier réunis autour du thé à leurs heures perdues, ces étudiants pour la majorité, banquier, journaliste, infographe, business man, esthéticienne et divers métiers se côtoient autour d’un hobby-commun qui est le thé. Un moment de communion, de retrouvailles mais surtout d’échange et d’information sur les faits du quartier et d’ailleurs. L’histoire du muezzin pris en délit d’adultère date de trois ans cependant, elle revient à chaque point. Soit pour contester les « religieux » ou pour « illustrer » comme exemples d’infidélité ; ou simplement pour chahuter. Un mari émigré qui laisse sa femme entre les mains du muezzin, qui a une réputation sans tache. La mission de tutelle  se termine par une relation coquine  entre la femme du migrant et le muezzin. Eclatement parti d’Abou, un ivrogne qui pavane toute la nuit dans le quartier. Il ne se couche qu’en journée. Ironie du sort, le soulard réveille le quartier pour dénoncer le muezzin. Le paradoxe est qu’à pareille heure c’est l’appel à la prière qui tire les gens du sommeil.  En faisant sa ronde habituelle, Abou tombe sur le muezzin, sortant de l’habitat de la mariée avant l’aube. « Sortez, liberté 4 sortez, Nayime est sur la femme d’autrui, wiiipliiiw », clame Abdou. Alarmé tout le quartier sort pour s’enquérir de la provenance du bruit. Un fait qui a animé les conversations sous les arbres, dans les maisons, au terrain de sport et même les usagers de ladite Mosquée. Le «Thiant » d’hier organisé à « Taly Lyss ou Taly Baye Fall », qui est la ruelle du poste courant a encore soulevé un débat religieux jusqu’à rappel du faux pas du muezzin. Pour d’aucuns « c’est rendre grâce davantage à Dieu, et tous les moyens sont bons, en particuliers pour le nouvel an musulman ». Quand pour d’autres « c’est de l’inconscience. L’étroitesse ne permet pas le  blocage de la rue. S’il y’’avait un incendie ou un malade qui nécessite l’intervention des pompiers ou d’ambulancier ce serait perdu. Ils se moquent du bon voisinage qui est primordial dans la religion musulmane, il y’a quelque part un malade,  besoin de repos… C’est un vrai bordel se quartier » pestent le camp des contestataires. Le revers de la sitution, ces memes jeunes font des collectes durant « tous le ramadan ou en cas e réparation d’un bien commun » pour prêter mains fortes aux voisins.   Pour se moque d’un des adhérents du club ataya, « sérieux, crispé et religieux » à son arrivée au  Sénégal mais qui finit en tombeur et amateur de bonne chair, ils le surnomment « Oul-tapant ». Oul comme Oulmane, Tapant c’est un chaud-lapin. Sous ses allures de cadres, l’ange et le diable sont en perpétuel duel en lui. Un tiraillement continu entre son éducation de base, sa foi et le tabloïde de Dakar, de liberté 4. En observation pour l’issu….

 Passons au profil de Dioufy « l’actionnaire » qui est conscient de sa « beau-gossité » et de son pseudo statut. « Les filles me prennent pour un fils à papa » alors qu’il peine en réalité. Entretenu par sa famille comme tout jeune dans sa situation. Halte les filles, Dioufy  l’actionnaire est juste sponsorisé par sa famille. Les sorties, voitures en locations, les villas avec piscine, le style vestimentaire « blanc exclusivement pour les sorties comme les riches » etc sont juste de la poudre aux yeux. Oui les parfums haut de gamme, chaussures de marques et téléphones haut de gamme participent à l’opération « semblant- prospère ». C’est un « sérious business », il est prêt à «vendre son père » pour tirer son jeu de l’épingle pour le rendre. Le point focal du cerveau est « Xalil ». C’est un « maitre, un as » qui sait tout « parce qu’à ses yeux c’est le plus instruit et les autres le sont moyennement, et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ». Expert en tout. Il fait office de médiateur et d’élément perturbateur à la fois, en fonction de son opinion et ses intérêts. 

Pauses commérages, l’affaire d’homosexualité et l’histoire des deux sœurs avec la meilleure amie de l’ainée qui se sont soldées à la justice ont fait objet de débat

Le jeune homme sur la vidéo, sur ses genoux en train de passer à l’acte avec un autre garçon. Rapportés dans les moindres détails par la commère du quartier. Elle « est au courant des dérives  antécédents sa naissance. Le service varie de  « 500 à 1000f parce que rapporter est difficile mais recouper l’information est encore plus difficile » selon Ndeye Taxawalou. Le tableau de  Malawi, le « carnivore, à l’assaut de viande fraiche ». Jeunes filles et dames se valent dans sa logique. L’exercice horizontal est sa finalité dans toutes ces relations. « Manœuvrer pour le plus de proie est son passe-temps ». Ses amis du club de thé lui prodige des stratégies ou tirent le chapeau, selon  des occasions et performances. Même s’il fait preuve de subtilité car étant un « produit de Ado, guitakhass. Un homme qui en a « vue des vertes et pas murs » dit-il. Ce portuaire porte le « brassard du Capitaine » de la vie. Son temps fait défaut c’est pourquoi « il se fait rare. Cependant donne vie, anime les âmes et surtout chocs les esprits faibles » à chaque passage. Au plaisir de « Ya Salam » l’adepte des « oh lala », nom qu’il a attribué aux jupes courtes, robes et  habits fluides mettant en exergue les rondeurs féminines. Une bande au sang chaud, en plein éclosion sexuelle, économique et sociale évoquent ces objets de conversations du « léweul au tarkhis ». La politique, la sociologie ; l’infographie ; l’ère et la génération 2.0 ; les questions internationales ; le régime présidentielle et surtout les relations sociales tout y passe. L’homogénéité des profils autours du thé n’enrichit en rien les sujets de conversations, Liberté 4 est plutôt un quartier atypique. Habité par des fonctionnaires retraités de la Police. C’est « le seul quartier des Sicap de 1 à 6 ou la police ne fait pas de patrouilles. Parce que les vieux jouent aux abeilles éclaireuses devant leurs maisons. Ou sont «  plaideurs pour la cause de leurs progénitures, une fois arrêtés » souffle des riverains. C’est pourquoi « beaucoup de clandestinité s’opèrent dans le quartier : prostitution clandestine, vente de chanvre, marché noir divers » nous chuchotent-ils à l’oreille.

Que des notifications autours du thé « les Thiantes », soirées religieux avec des cantiques

Un tintamarre sonore pour « des habitants qui se savent plus sur quel ciel se vouer » même si ce sont « des garçons du quartier qui s’y donnent. Aux lendemains de leurs évènements, des restants de rouleaux de joints et canettes d’alcool » polluent le quartier. Un quartier étroit qui ne permet pas de construction avec beaucoup de chambre ; c’est « pourquoi nous sommes tout le temps dehors à cause du manque d’aération surtout en cette période hivernale. Dans certaines maisons, les noctambules relèvent les dormeurs de nuit  à la levée du jour, faute d’espace. »

Divers maux gangrènent ce quartier comme tant d’autres. Ce sont des retombés de la dégradation actuelle des valeurs et de l’oisiveté, mère de tous les vices. Juste une pause observation afin de tirer l’alerte pour susciter un changement des comportements. 

                                                                                         KRITIK’

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