Skip to Content

Ce que je pense de Pape Alé Niang et de son livre sur la gestion du COUD

Ce que je pense de Pape Alé Niang et de son livre sur la gestion du COUD

Be First!
by février 3, 2020 A la une, Opinion

Moi, je trouve que Pape Alé Niang est un journaliste politiquement engagé dans l’opposition radicale, et comme tel, il use et va continuer à user de toutes informations qu’il considère utiles à son combat politique contre le Président Macky Sall et son régime. Comme tel, il joue à merveille son jeu, et ne s’en cache nullement.

Ce sont donc ceux qui le prennent pour un « journaliste impartial » qui traite les questions avec professionnalisme, et qui mène un  » combat citoyen », qui se trompent lourdement sur son compte.

Ce qui m’a cependant intrigué, c’est qu’il ait pu endosser, en écrivant son livre, le combat crypto personnel de Madame Nafi Ngom Keïta contre Cheikh Oumar Kane, qu’elle a désigné dans un rapport de l’OFNAC sous sa Direction, comme un exempte type du système de prédation des ressources publiques sous le régime du Président Macky Sall, dans la même période où celui-ci   avait fait inculper Karim Wade pour  » enrichissement illicite » et le faire condamner pour cela.

Pape Alé n’a même pas cherché à cacher   de s’être inspiré de ce rapport, en révélant, courageusement, des passages non encore rendu public !

Mais ce faisant, Pape Alé n’a pas tenu compte du fait le fait que, les Sénégalais   ont connu Mm Keïta depuis que le Président Wade l’avait nommée Présidente de l’Inspection Générale d’Etat (IGE) qui avait soulevé beaucoup de contestations parmi ses collègues qui doutaient de son mérite professionnel pour accéder aussi rapidement au sommet de leur Institution, réputée par sa rigueur et son professionnalisme.

Et le scepticisme de ses collègues s’est transformé en une certitude largement partagée par l’opinion, dans sa gestion des « Chantiers de Thiès », que le Président Wade lui avait confiée dans sa traque contre Idrissa Seck.

L’on se rappelle que c’est bien son fameux rapport qui avait servi de prétexte au Président Wade pour faire inculper Idrissa Seck pour « surfacturation », avant de l’incarcérer pour le contraindre à rembourser l’argent qu’il pensait que ce dernier lui avait frauduleusement soutiré.

Et comment peut-on oublier, qu’il a fallu le « protocole de Reubeuss » pour que le Président Wade le fasse libérer par un non- lieu ?

Ainsi, Idrissa Seck incarcéré pour motifs de sur facturation des « Chantiers de Thiès », a été libéré pour avoir accepté de rembourser l’argent soustrait, selon un échéancier dans ce fameux « protocole de Reubeuss » !

C’est qu’une fois jouissant de toutes ses libertés, qu’Idrissa Seck avait nié l’existence de ce « protocole » et avait mis au défi, jusqu’à l’extinction du Soleil, quiconque qui pourrait sortir un tel document !

Il était donc devenu évident pour tout le monde, que si ce « protocole » n’a pas été exhibé pour le contraindre à respecter ses soi-disant « engagements », suite à ce défi historique, c’est que son contenu risquait de discréditer, à jamais, le Président Wade pour « abus de biens sociaux », dont il accusait Idrissa Seck.

Son instrumentalisation de Mm Keïta à cet effet avait échoué de façon lamentable.

Alors, si je peux comprendre que, pour des raisons d’adversité politique Pape Alé a usé du rapport de l’OFNAC, il m’est difficile de comprendre les raisons pour lesquelles, Mody Niang et Birahim Seck, se sont allègrement joints à lui dans ce combat de Mme Keïta qui s’inscrit en droite ligne dans la défense du clan Wade.

Est-ce parce que Mody Niang a été recruté par elle pour lui confier la communication de l’OFNAC qu’il prétend avoir quitté pour garder « sa liberté de ton » ?

La question que je me pose alors est de savoir est ce que Mm Keïta ne lui avait –elle pas fait comprendre qu’en acceptant cette fonction, il perdrait sa « liberté de ton » ?

En tout cas, si elle ne l’a pas fait, ce serait un manquement grave de professionnalisme de sa part.

Mais dans le cas où elle l’avait fait, Mody Niang , qui veut garder sa « liberté de ton » , par éthique, aurait dû refuser de prendre le poste, pour après dire en fanfaron, « j’ai quitté pour garder ma liberté de ton » !

Quant à Birahim Seck, les marchés publics de l’IGE que Mm Keïta, à la tête de l’IGE, lui filait, n’ont-ils pas joué dans son adhésion au combat de celle-ci, pour avoir accepté un travail qui est forcément un « conflit d’intérêts » avec son statut de membre du Forum Civil ?

C’est donc en pleine reconnaissance pour les services que le Président Wade lui a rendus, que Mm Keïta a usé de sa fonction de Présidente de l’OFNAC, pour embarquer dans sa croisade, Mody Niang , et Birahim Seck , qui lui sont redevables, à côté de Pape Alé Niang, journaliste politiquement engagé dans l’opposition radicale contre le Président Macky Sall et son régime.

Mme Keïta est donc le point de convergence des membres de ce trio, en service commandé, pour accuser le régime du Président Macky Sall de la même « prédation », dont ’il accusait le régime de Wade, en faisant arrêter, juger et condamner son fils Karim Wade.

Mais, ce qui est encore troublant dans son combat pour défendre le clan Wade, c’est qu’elle n’ a pas hésité ouvrir une enquête sur la gestion du COUD, pour y trouver des fautes de gestion, alors que sa mission est de traquer les « présumés corrompus et corrupteurs » pour les présenter à la Justice, et non traquer des « cas de mauvaise gestion, » dont les « détournements d’objectifs » qui relève de la mission relève de la Cours des Compte et de l’IGE, et encore, moins des « cas d’enrichissement illicite » qui est du ressort de la CREI.

Avec son rapport sur la Gestion du COUD, elle voulait montrer à l’opinion publique nationale et internationale, au moment où Karim Wade exigeait la ré ouverture de de son procès, que sa traque est une « chasse aux sorcières » dans un règlement de « comptes politique », et non un acte d’assainissement de la gestion des deniers publics.

Ainsi, en écoutant Pape Alé présenter son livre et les commentaires de ses comparses, l’on peut mieux comprendre, « à qui profite le crime » que constitue le rapport de l’OFNA’C sur la gestion du COUD, largement commenté dans ce livre.

Ce trio qui s’est présenté en « preux chevalier de la défense   de la bonne gouvernance », se révèle, dans les faits, être au service politique de Mm Keïta dans sa croisade pour innocenter Karim Wade, en reconnaissance de son bienfaiteur de père qui a boosté sa carrière au sein de l’IGE.

Ne les laissons donc pas déstabiliser notre pays en cherchant à discréditer le régime du Président Macky Sall, pour les beaux yeux du fils du Président Wade !

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL

Cape Town, le 2 Février 2020

 

 

Previous
Next

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*