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Contrat caché au Conseil d’administration de la SAR : Sur la piste d’un cadeau à 400 milliards de FCFA offert à ADDAX

Contrat caché au Conseil d’administration de la SAR : Sur la piste d’un cadeau à 400 milliards de FCFA offert à ADDAX

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by avril 17, 2018 A la une, Economie

NETTALI.SN – Décidément, la Société africaine de raffinage (SAR) est au-devant de la scène, depuis que des pratiques peu orthodoxes ont été découvertes sur sa gestion. Dans sa livraison de ce mardi 17 avril, le quotidien Libération a obtenu le contrat sur 8 cargaisons de brut que le Directeur général de la Société africaine de raffinage (SAR) a signé avec ADDAX sans l’aval du Conseil d’administration.

Ce contrat tourne autour de 400 milliards de FCFA et est un suicide financier volontaire de la SAR et un cadeau pour ADDAX. Pour un contrat aussi énorme, il n’y a eu d’abord, « aucun appel d’offres, ni consultation restreinte. Pour ne pas dire qu’il s’agit d’un odieux gré à gré. Ensuite, le contrat endossé par Omar Diop (Dg SAR), Hervé Bouvet (ADDAX Energy) et Jean-Marc Cordier (ADDAX Energy) date du 23 août 2017 », note le quotidien Libération.

Qui ajoute : « Plus grave, il est maintenant attesté que lors du Conseil d’administration en date du 12 novembre 2017, le contrat avait été ‘’géré’’ alors que le Dg arguait, selon les dires de Khadim Bâ (Dg de Locafrique actionnaire à la SAR), qu’il n’en avait pas connaissance. Mais, le summum c’est lorsqu’on découvre que le Conseil d’administration chargé de valider les contrats, n’a jamais ‘’vu’’ ou préparé la rédaction d’un tel document qui engage la SAR dans des dépenses aussi énormes. Dans le fond, les spécialistes signalent que le contrat est tout simplement un cadeau financier fait à ADDAX. Les termes qui lient la SAR à ADDAX concernant les surestaries, fixés à 60 000 dollars américains par jour et au prorata, sont peu orthodoxes ».

En effet, le contrat stipule que les surestaries commencent à prendre effet deux jours avant l’avis de disponibilité pou décharger ou ‘’Nor’’. Ce qui fait que le différentiel (premium) est très élevé et les intérêts de retard appliqués à l’ouverture de la lettre de crédit à la SAR sont inacceptables.

 

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