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DAK’ART : La photo et le dessin à l’honneur au Centre Danièle Brothier

DAK’ART : La photo et le dessin à l’honneur au Centre Danièle Brothier

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by mai 23, 2018 Culture

Un collectif de photographes d’art contemporain et de dessinateurs venus de plusieurs pays organise une exposition au centre culturel Daniel-Brothier, situé dans le quartier du Plateau, dans la capitale sénégalaise, à l’occasion de la 13e biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art, 3 mai-2 juin).

Cette exposition organisée dans le cadre du programme « OFF » du Dak’Art se tient dans différents endroits du centre culturel et explore plusieurs sujets. Le plasticien français Liess Vergès, architecte de formation et fils du célèbre avocat français Jacques Vergès, fait découvrir son style graphique, l’ »entrelacs géométrique », qui est inspiré des motifs de l’art arabo-musulman.

Vergès interprète les formes et les traits de ces ornements qui, dit-il, « ont existé entre le VIIIe et le Xe siècle et ont tendance à disparaître aujourd’hui ». « C’est une idéalisation géométrique de l’ordre terrestre, avec l’objectif de le sortir de son registre décoratif en le questionnant sur l’abstraction. Ici, on est dans le référentiel. Je le sors de la perfection pour l’amener dans le désordre, à l’échelle humaine », explique Liess Verges, l’un des artistes invités du Dak’Art.

L’artiste français, venu participer à la biennale de Dakar pour la première fois, veut « comprendre à nouveau » ces motifs noirs et blancs en les déplaçant « de l’abstraction à l’expression ». Ses œuvres d’art ont déjà été montrées à Alger, en 2015 et 2017, et à la triennale de Milan en 2016.

Sa compatriote Laure Gilqui, qui vit à Berlin depuis huit ans, présente, avec ses œuvres intitulées « Erosion », des clichés de cette ville allemande dont l’architecture est menacée par le phénomène du même nom, qui est engendré par les eaux et les agents atmosphériques.

« C’est assez difficile pour moi. J’essaie de questionner cette urbanisation à travers mes photos. On détruit, on construit, on est dans un processus de gentrification », explique Gilqui, dont le travail est basé sur la photographie argentique. Elle dit livrer sa perception et se garde de faire de la « dénonciation ».

Le Sénégalais Khalifa Dieng, connu pour son travail de scénographe, expose dans cet espace une série de dessins au crayon, avec les images d’une théière. Des œuvres sur l’architecture coloniale, des clichés de scènes de vie, des lutteurs, des photographies de séances d’initiation dans le sud du pays sont exposés par Mactar Ndour sur les cimaises du centre.

L’exposition collective qu’abrite le centre culturel Daniel-Brothier se poursuit jusqu’au 2 juin, date de clôture du Dak’Art. Elle est organisée par la Fédération africaine de l’art photographique, créée en février dernier à Dakar pour « unir les photographes d’ici et d’ailleurs ».

APS

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