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Dialogue National : la 1ère rencontre accouche des positions contradictoires

Dialogue National : la 1ère rencontre accouche des positions contradictoires

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by janvier 15, 2020 A la une, Actualite, Politique

 

Famara Ibrahima Sagna et son équipe ont tenu hier, leur première réunion du comité de pilotage portant sur le dialogue national. Une première rencontre houleuse entre les différentes parties prenantes,  s’est soldée par des positions contradictoires après que le président ait proposé  l’élection d’un bureau composé de deux vices présidents et de deux secrétaires.  Les 40 autres personnes qui ont été rajoutées sans que certains membres du comité ne soient informés à temps ont aussi été au cœur des débats lors de ladite rencontre.

 

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Mouhamadou Moctar Sourang

« La démarche doit être consensuelle et participative »

  1. le président nous avons une préoccupation majeure ayant trait, aux modalités de prise de décisions. C’est ce matin, que nous avons retenu par la lecture de cette liste qu’il y’avait quarante personnes qui ont été rajoutées au premier décret du président de la république. Nous l’avons appris ce matin. Cela fait 50 % du nombre initial. Evidemment cela ne nous pose problème pas, parce que jusqu’ici depuis le début, nous avons fonctionné par consensus sur toutes les questions. Nous n’avons aucun problème avec les personnalités choisies bien au contraire, le problème c’est la démarche unilatérale, non consensuelle qui nous pose problème. Car quand il a fallu choisir, le président du comité de pilotage, et le président de la commission du dialogue politique cela a été un consensus très fort. Aujourd’hui, aucun sénégalais ne conteste ces choix judicieux partagés par tout le monde. Je pense que pour tout le reste la démarche doit être consensuelle et participative. C’est une préoccupation extrêmement importante pour l’opposition. La deuxième chose c’est qu’il faut rassurer les sénégalais. On a parlé dans la presse de montant astronomique qui ne repose sur rien. Je pense que les personnalités ici présentes sont là pour le Sénégal, pour son développement, pour le renforcement de notre démocratie.

Pape Ibrahima Diagne

« Je demande solennellement à nos amis de sortir de leur chambre de politique, car nous ne pouvons pas privilégier la politique dans ce débat national » 

  1. le président vous avez l’autorité de présider cette réunion, et vous venez de faire une proposition très claire. Nous ne sommes pas encore dans le débat, et dans le fond. Il faudrait que nous acceptions de continuer sur votre proposition c’est-à-dire élire le bureau d’abord et, revenir discuter sur les conditionnalités posées par certains. Je demande solennellement à nos amis de sortir de leur chambre de politique, car aujourd’hui nous sommes sur l’intérêt national et nous parlons du Sénégal. Nous sommes très gênés quand on entend que je suis de tel camp ou de tel autre camp. Le camp c’est le Sénégal actuellement. Il faudrait qu’on arrête avec les politiciens. Et nous autres nous n’avons-nous pas de parti ? Nous avons une commission politique dans l’ensemble des commissions, nous ne pouvons pas privilégier la politique dans ce débat national.

Abdoulaye Mactar Diop

« Les contraintes de temps ne doivent pas nous amener à parasiter ce travail que nous devons faire en toute sérénité »

Mon observation porte sur la proposition qui a été faite celle ; de désigner les vices présidents et les secrétaires uniquement dans quatre entités composée de la majorité, de l’opposition, de la société civile. Je pense qu’il faut que nous prenions le temps d’une concertation pour avoir à vos côtés des personnalités autour desquelles l’ensemble des membres se sont accordés. Il y va de la crédibilité de ce que nous allons faire. Une fois levées les suspicions, comme celle qui vient de couvrir la nomination de quatre autres membres en dehors des critères qui avaient été mis en avant et portés à l’attention du public .M. le président les contraintes de temps ne doivent pas nous amener à parasiter ce travail que nous devons faire en toute sérénité ,mais aussi dans le respect des uns et des autres .Les acteurs politiques qui sont les acteurs majeurs dans la vie nationale ,les partenaires sociaux professionnels, doivent être en première ligne dans la résolution des problèmes de ce pays . Aujourd’hui dans le secteur de l’éducation et de la santé des remous sont annoncés, il faut que nous ayons des représentants de ces segments au cœur même des centres de décisions, il faut qu’ils en soient des feux d’artères.

 

Babacar Gueye

« Il y’a une motion préjudicielle qu’il fait régler »

Je pense qu’on a procédé à l’appel nominal des personnes concernées par le dialogue national. Et il me semble qu’on est en train de vouloir délibérer, parce que dans votre discours introductif, vous avez dit que l’assemblée est aujourd’hui apte à délibérer. Qui doit délibérer ? Il y a une motion préjudicielle qu’il faut régler parce que quand j’ai regardé le décret 2019-22-79 qui a nommé 40 autres personnes comme membres du comité de pilotage, j’ai quand même un problème de légalité de ces textes, par rapport au décret qui a instauré le groupe de pilotage. Je n’aurai pas souhaité que des personnalités ici présentes, qui sont toutes représentatives de notre Nation ne soient pas membres du comité de pilotage. Il faut y mettre les formes, car si le président de la république décide de vouloir adjoindre au comité de pilotage des personnalités telles que ça été indiqué ici il aurait fallu que l’on respecte le décret même qui donne la compétence d’élargir  c à d’autres personnalités. M. le président la question peut être réglée ; mais elle est préjudicielle parce que nous ne pouvons pas délibérer sur la base d’une composition  qui n’est pas régulière.

Benoit Sambou

« Il n’y a pas de démarche unilatérale, c’est le président de la république a initié ce dialogue national »

Dans le premier décret, les membres de la commission politique du comité de pilotage du dialogue national n’étaient pas dans le décret. Il fallait aussi corriger et faire en sorte, que la commission cellulaire et les membres de commission politique puissent rejoindre le comité de pilotage du dialogue. Dans le premier décret aussi ; il est stipulé que le président du comité de pilotage, pouvait adjoindre d’autres personnalités pour compléter ou l’aider dans le travail. Donc c’est tout à fait légal. Il n’y a pas de démarche unilatérale, car c’est le président de la république qui a initié ce dialogue national. Et sur cette base, il faudrait lui permettre d’organiser les choses comme elles se doivent. Il faut que nous puissions avoir des préjugés favorables, nous faire confiance et comprendre que le président Macky Sall a instauré ce dialogue pour que nous puissions renforcer les fondements de la République. (Kritik)

 

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