Skip to Content

Embouteillages à Dakar : Un mal persistant

Embouteillages à Dakar : Un mal persistant

Be First!
by janvier 8, 2018 A la une, Economie

A Dakar, les usagers de la route, sont dans la galère. Circuler dans la capitale est devenu même un stress. En effet, dans tous les axes de Dakar, les embouteillages sont devenus récurrents. Là où on ne devait faire que quelques minutes pour rallier un endroit se transforme en une éternité. Un décor que tout le monde pensait révolu, avec la construction des nouvelles infrastructures routières. Cependant, il suffit de faire un détour dans des axes comme les carrefours de Front de terre, de la RTS, de Liberté 6, de l’avenue Cheikh Anta Diop ainsi que dans le centre-ville…, pour faire le triste constat. Partout à Dakar, les embouteillages poussent les usagers de la route à vivre des heures de calvaire.

Les automobilistes, face à un tel décor, sont obligés par moments, à faire des déviations interminables. La rengaine reste partout la même, il y a trop de voitures qui circulent par jour à Dakar. C’est comme si, tout le monde dispose d’un véhicule à Dakar. Les automobilistes se plaignent tous de dépenser beaucoup plus de carburant à cause d’une telle situation. La plupart dénoncent également le manque de civisme de certains usagers de la route qui font preuve d’indiscipline en ne respectant pas le code de la route. Ce qui est une des sources des embouteillages monstres. Même les piétons font les frais de ce phénomène. Dans de nombreux cas, ils stigmatisent les marchands ambulants qui, selon eux, au regard de la manière anarchique dont ils occupent les artères de Dakar, favorisent les embouteillages.

Dans un reportage qu’il avait effectué dans son édition du 3 novembre dernier, le quotidien L’As, dont les reporters avaient sillonné Mermoz, le Pont de la Foire, le Front de Terre, le rond-point Liberté 6, le centre-ville, le croisement de Cambérène, l’autoroute à péage, la sortie de la Poste de Thiaroye et Pikine, citant la Direction des Transports terrestres, révélait que sur 450 000 véhicules immatriculés au Sénégal, 300 000 circulent à Dakar. Les usagers rencontrés par les reporters dénoncent, dans leur unanimité, la vétusté et l’étroitesse des routes, le trafic dense, les chocs ainsi que les pannes au milieu des chaussées. Sans compter les retards dans leurs activités.

Pourtant, c’était dans le but d’éviter pareille situation, que les autorités, par la voix du Directeur du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD), Aliou Thiam, déclaraient dans le courant du mois d’avril 2016, la mise en place d’un nouveau plan de circulation dont la phase pilote concerne le tronçon Boulangerie jaune-Rond-point JVC. Ce nouveau plan avait pour but d’améliorer la fluidité et la sécurité dans la circulation à Dakar. C’est ainsi que des réaménagements avaient été effectués au niveau de ce tronçon. Pour son choix, le Directeur du CETUD le justifiait par le fait que « c’est un axe extrêmement sollicité ». « Nous nous sommes dit que les mesures que nous allons exécuter dans le court terme vont permettre d’améliorer la circulation. Il s’agit principalement de restriction de la circulation, c’est-à-dire que des axes qui étaient à double sens vont être maintenus à sens unique. Et ce sont les contre-allées qui sont concernées », avait-il soutenu. Et de renchérir que ce nouveau plan de circulation a été « élaboré de telle sorte qu’à l’échelle du quartier, tous les mouvements qui étaient permis et qui sont aujourd’hui restreints puissent trouver des alternatives ». Il déclarait toujours qu’avec cette phase-pilote qui concerne le tronçon Boulangerie jaune-JVC, la réflexion allait se poursuivre « pour aller voir d’autres points noirs, notamment Hann mariste, Keur Gorgui, Aimé Césaire angle Cheikh Anta Diop, etc.».

Les autorités ne s’en étaient pas limitées à çà. D’autant que le Directeur du CETUD avaient annoncé des mesures concernant les charrettes et qu’un arrêté allant même dans ce sens était en train d’être préparé. Selon lui, avec les différents acteurs, des réunions avaient été tenues en vue de s’accorder « sur les axes où il est aujourd’hui inconcevable, intolérable de laisser circuler les calèches ». « Ces axes ont été identifiés, nous sommes en train de préparer avec le préfet, avec l’AGEROUTE, cet arrêté qui va montrer les axes qui méritent une attention particulière ». Des panoplies de mesures annoncées pour éradiquer le phénomène des embouteillages. Malgré tout, le mal persiste.

Thiemokho Bore (Journal Kritik)

 

 

Previous
Next

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*