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En dehors des valeurs, de l’éthique et du devoir de réserve : TAS viole le protocole d’homme d’Etat

En dehors des valeurs, de l’éthique et du devoir de réserve : TAS viole le protocole d’homme d’Etat

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by août 22, 2020 A la une, Politique

Loin de la pandémie qui secoue le pays, un homme politique sorti du néant par le Président Sall semble attraper le virus de la délation et de la rancœur. Ne pouvant digérer d’être minorisé dans un gouvernement où les choix stratégiques sont de l’autorité du chef de l’Etat, Thierno Alassane Sall se croit sorti de la cuisse de Jupiter et accuse, à tout rompre, sans convaincre. Un brulot qui risque de griller le peu de crédibilité qu’il trainait après avoir tenu tête aux autorités dans un dossier pour lequel il ne peut être ni décideur, encore moins comptable.

Plus de trois ans après sa démission-renvoi du gouvernement, l’ancien ministre Thierno Alassane Sall ne digère toujours pas sa sortie de l’attelage gouvernemental. Pour avoir tenu tête à l’autorité, comme il l’a toujours prétendu dans le dossier Total, TAS dans son bon droit a jugé utile de revenir dans les détails sur les péripéties des actions sous sa tutelle, alors qu’il siégeait au Conseil des ministres. Inélégance dans l’approche , pour trahison des secrets d’Etat, c’est surtout dans la démarche que l’ancien ministre a péché, parce qu’obnubilé par sa rage de vengeance, Thierno Alssane Sall croit pouvoir, à travers un brulot, secouer la République. Moins la véracité des faits qu’il dénonce, c’est l’intérêt et les enjeux autour de cette publication qui interpellent, tellement l’intention est manifeste pour l’auteur du « Protocole de l’Elysée » de nuire, à travers une amalgame de contrevérités, de faits erronés et de supputations douteuses. Mieux encore, l’ex ministre s’est départi au vu et au su de toute la cour de son manteau d’homme d’Etat pour arborer celui d’homme de détails.

Pour quelqu’un qui prétend mettre en orbite la République des valeurs, on peut se demander où se trouve la raison d’Etat, et quelle idée se fait-il des secrets d’Etat, quoique son intention affichée est de participer à la lutte contre la prévarication et le détournement des deniers publics. Sorti de néant par le président Macky Sall qui l’a propulsé à la table du Conseil des ministres après un passage à l’ARTP, Thierno Alassane Sall a chopé le même virus comme tous les responsables débarqués des affaires.

TAS fait figure de proue dans cette catégorie de Sénégalais qui se forgent des convictions opposantes une fois en dehors du pouvoir. Ils sont légion les anciens du régime à avoir adopté cette posture, après leur retrait des affaires. D’autres pontes de la néo opposition ont connu les mêmes trajectoires que lui, mais sans jamais verser dans la délation, le déballage, encore moins le procès d’intention envers ces anciens collaborateurs.

Seulement, la stratégie a été payante durant le dernier régime avec des brulots qui ont mis à nu les tares de la gestion du pouvoir par Maitre Wade. Mais pour donner du décrit à ces révélations livresques, ce sont de grandes plumes, de la trempe de Latif Coulibaly, qui sont allés à Canossa, pour peindre le régime libéral dans ses tares. Tant que c’était l’œuvre de professionnels de la plume, journalistes ou observateurs, c’est d’une œuvre de salubrité publique qu’il s’agit.

Mais quand ce sont des faits qui recoupent l’obsession de l’auteur de se venger de ses anciens compagnons, l’objet perd de sa teneur et se résume à une réaction névralgique d’un perdant qui refuse d’abdiquer. Presque 500 pages pour divertir l’opinion et semer le doute au niveau des populations, il faudra un timing plus approprié pour remonter en surface des faits pour lesquels même les juridictions du pays ont fini de se faire une religion.

Pape Sarr (Source Kritik)

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