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FERMETURE DES RESTAURANTS DU CAMPUS SOCIAL :  Les étudiants de Diokoul Mbelbouck crèvent de faim

FERMETURE DES RESTAURANTS DU CAMPUS SOCIAL : Les étudiants de Diokoul Mbelbouck crèvent de faim

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by septembre 11, 2019 Société

 

Depuis la fermeture du campus social, le 15 juillet, les étudiants de Diokoul Mbelbouck (dans la région de Kaffrine), vivent dans le calvaire. Entassés dans un petit studio, à la médina, Angle Blaise Diagne, certains d’entre eux peinent à joindre les deux bouts. La modique somme de 23000 F CFA mise à leur disposition par l’amicale ne permet pas de régler les besoins primaires. Ils lancent un appel d’urgence aux autorités de leur localité pour qu’elles leur viennent en aide.

A notre arrivée sur les lieux, seuls trois étudiants étaient dans ledit studio. Les autres nous disent-ils sont allés faire cours. C’est au quatrième étage que les étudiants de Diokoul Mbelbouck vivent dans deux chambres plus un espace aéré payés chaque mois à hauteur de 110000 par le Maire de la commune. Espace que partagent plus 20 personnes qui s’y entassent comme des sardines durant toute l’année universitaire. « Pendant l’année scolaire, c’est moins difficiles parce qu’à 250fr ils peuvent assurer les trois repas du jour. A défaut de cette monnaie, les étudiants peuvent voir un ami à qui demander un « ticket restau ». « Mais depuis que les restaurants universitaires ont baissé leurs rideaux en cette période de vacance, c’est devenu « un calvaire » pour ces étudiants qui n’ont aucune activité professionnelle. » soutient Aliou Ba. Et de renchérir « J’ai cours à partir 12H mais crois-moi, à part le ‘’ ndiordi ‘’ qui est là je n’ai rien à mettre sous la dent ». Tout comme les autres étudiants, ces étudiants de Diokoul ont, eux aussi une amicale qui vient souvent à la rescousse. Il s’agit d’A. E. E. R. C. D. Amicale des Elèves et Etudiants Ressortissants de la commune de Diokoul Mbelbouck. Mais il semble que leur caisse est vide ou presque. Puisque l’amicale n’a mis que la modique somme de 23OOOfr pour tout le mois à la disposition de tous les étudiants. « Il n y a rien ici en ce moment. Nous nous rassemblons tous ici à partir de 19H pour cotiser chacun 200fr pour le dîner » confesse Lamine Ndao. La nuit tombée ces étudiants vont devoir supporter les moustiques dans cet appartement où l’odeur des eaux usées est nauséabonde. Quant à l’eau potable Aliou Ba précise « pour boire une eau potable il faut acheter à la boutique, ici, personne ne partage l’eau potable. Faut même pas oser demander à boire aux voisins ». Poursuivant, il ajoute : « pour se baigner ou pour faire le linge, nous sommes obligés de descendre pour puiser de l’eau. Sans compter les escaliers qui sont difficiles à monter ».  Mais malgré ces dures réalités que subissent les étudiants de Diokoul Mbelbouck, ils se battent pour suivre les cours dans les amphithéâtres. En attendant l’aide des autorités de ladite localité qui continuent, selon eux, de faire la sourde oreille, ils lancent un appel à l’aide à l’endroit des bonnes volontés. Les étudiants se disent prêts à soutenir Abdoulaye Sow, l’actuel directeur du COUD, pour conquérir la Mairie de Kaffrine. Parce que, soutiennent-ils, il est le seul qui les soutient. 

Amadou DIA                   

 

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