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« Il est juste et légitime de rendre le conseil de sécurité plus inclusif », selon le président Macky Sall.

« Il est juste et légitime de rendre le conseil de sécurité plus inclusif », selon le président Macky Sall.

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by janvier 14, 2020 A la une, Actualite, International

En prélude de la 33ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union africaine qui se tiendra en février prochain ,le président de la République Macky Sall a présidé hier, lundi,  les travaux  de la 8e session de la conférence ministérielle du comité des dix chefs d’Etat et de gouvernement de l’union africaine(C10) sur la réforme du conseil de sécurité des Nations-Unies.  Il est revenu sur la nécessité et l’impératif d’avoir une représentation équitable au conseil de sécurité, pour une meilleure gouvernance.

Venu présider la cérémonie d’ouverture de la 8e session de la conférence ministérielle du comité du C10 sur la réforme du conseil de sécurité des Nations-Unies, le  président Macky Sall a tenu d’abord à expliquer que , « cette réunion qui offre une occasion propice de faire le point sur le niveau des négociations qui se déroulent à New York, et qui portent sur la réforme du conseil de sécurité, permettra  de faire le rapport au sommet d’ Addis Abéba ».

Pour ce qui est du continent africain,  il affirme être persuadé qu’il demeure une constante majeure qui constitue un repère. « C’est la position africaine commune(PAC), formulée dans le consensus (…) par lequel, l’Afrique réclame deux sièges de membres permanents, avec droit de véto et deux sièges additionnels non permanents, pour toute nouvelle configuration du conseil de sécurité », a annoncé le président Sall. Poursuivant son propos , il a par ailleurs soutenu qu’il « n’est pas superflu de revenir sur la légitimité de cette revendication, car depuis la naissance des Nations-Unies en 1915, « nos états, comme beaucoup d’autres pays, étaient encore sous domination coloniale, leurs droits et intérêts ne pouvaient donc être convenablement pris en charge.

Ainsi, avec 54 membres  aujourd’hui, l’Afrique compte le plus grand nombre d’adhérents au Nations-Unies, ce qui fait que  les questions africaines occupent l’essentiel de l’agenda du conseil de sécurité. Or, a-t-il déclaré,  « on ne peut pas régler les problèmes africains sans les africains », avant de convoquer la situation de la Lybie, qui en est une parfaite illustration. Et pour ce cas particulier, le chef de l’état a tenu à préciser, que l’union africaine n’a de cesse de réclamer la nomination d’un envoyé spécial conjoint Onu –Ua pour aider aux règlements de la crise lybienne.

Il a indiqué qu’une représentation plus équitable au conseil lui donnerait un surcroit d’autorité, et de légitimité  en tant que garant du système de sécurité collectif. Sur cet état de fait, il est donc « juste et légitime de rendre le conseil de sécurité des Nations-Unies plus inclusif dans sa composition, et plus démocratique dans son fonctionnement pour une meilleure gouvernance mondiale ». Par la même occasion, le chef de l’Etat a exhorté les membres du C10 à poursuivre  son mandat « en veillant à la solidarité, à la cohésion et à la discipline de groupe ». A ce titre, dira-t-il, « nous continuerons de faire preuve d’ouverture dans l’échange avec les autres groupes d’intérêts, « car c’est la dynamique même de la négociation qui le veut, en même temps, il nous faudra éviter toute initiative ou démarche de nature à fragiliser l’unité et la cohésion du groupe africain ».

Il ajoute qu’il est aussi important que le groupe continue « d’insister sur la nécessité de préserver l’inclusion et la transparence dans le processus de négociation au sein du groupe de travail de l’assemblée ». S’agissant des questions de fond, le président Macky Sall trouve juste  la position africaine  commune qui, en cas de réforme du conseil de sécurité,  permettra de réclamer  un statut unique pour tous les membres permanents.

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