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La rupture entre Philippe de Villiers et Emmanuel Macron est consommée

La rupture entre Philippe de Villiers et Emmanuel Macron est consommée

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by octobre 11, 2018 International

Dans le numéro de Valeurs Actuelles publié ce jeudi, Philippe de Villiers dit sa « déception » à l’égard d’Emmanuel Macron avec qui il avait développé un étonnant lien peu avant la campagne présidentielle.

Il le promet, son « amitié » pour le chef de l’Etat est toujours intacte. Pourtant, au moment d’évoquer Emmanuel Macron, dans le numéro de Valeurs Actuelles publié ce jeudi, avec lequel il avait affiché ses bonnes relations en août 2016 au Puy-du-Fou, Philippe de Villiers tape dur et parle de sa déception.

« J’ai compris qu’il n’avait pas compris »

Selon l’homme politique vendéen, le « président de la République a une mission vitale : sauver la civilisation française ». Et initialement, il lui a semblé qu’Emmanuel Macron cultivait ce sens de la transcendance:

« J’ai même pensé, dans les premiers temps, au Louvre, puis avec Trump sur les Champs-Élysées et Poutine à Versailles, que le nouveau président allait pratiquer la verticalité régalienne et déposer sur son chemin les petits cailloux symboliques des grandeurs françaises ». « J’avais l’espoir naïf, comme tant d’autres, qu’Emmanuel Macron aurait compris cette mission métapolitique », a-t-il encore dit.

Mais la désillusion n’a pas été longue à venir pour l’ex-député européen: « Or, quand j’ai vu la fête de la Musique à l’Élysée, avec les transsexuels en résille, et le doigt d’honneur des Antilles, j’ai compris qu’il n’avait pas compris ». A la fin du mois de juin, Philippe de Villiers revenait déjà sur cet épisode auprès de Marianne: « Il a installé sur les marches de l’Elysée des gens qui ont insulté la fonction. Il a donc perdu sa sacralité ce soir-là. »

Lors de son entretien à Valeurs Actuelles, il déplore qu’Emmanuel Macron se soit « sarkoïzé à vitesse grand V ». Le souverainiste se souvient aussi d’un propos récent du président de la République:

« J’ai entendu notre président dénoncer ‘‘la lèpre populiste’’. Je lui réponds: ‘Emmanuel, je porte ma crécelle, je suis lépreux.’ Être progressiste, aujourd’hui, c’est être pour l’enfant sans père, pour l’abolition de toute frontière, de tout État, de toute souveraineté, pour le glyphosate, le multiculturalisme qui conduit à des sociétés multidécolorés ? »

RFI

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