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Manque de moyens du COUS dans la riposte contre la Covid 19 : Docteur Bousso crève l’abcès

Manque de moyens du COUS dans la riposte contre la Covid 19 : Docteur Bousso crève l’abcès

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by juillet 25, 2020 A la une, Société

Le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) déroule ses activités grâce à l’appui des partenaires. Le Directeur de service de cette structure en a fait la révélation, hier, au cours d’un webinaire qui portait sur le thème : « Quelles approches de financement pour les crises sanitaires. » Ayant en charge un sujet relatif au « travail parlementaire dans la gestion des fonds collectés pour faire face à la crise », le Dr Abdoulaye Bousso a mis en exergue l’urgence et la nécessité pour les États d’investir dans la prévention des épidémies.

« Si nous ne nous organisons pas, d’autres vont venir nous organiser. Et cela n’est pas acceptable. (…). Si on n’avait pas l’appui des partenaires, on allait fermer le COUS. Les 50 millions F Cfa (alloués au Cous) c’est pour le fonctionnement. On ne peut absolument rien faire sans des ressources. Il y a vraiment urgence à pouvoir disposer de fonds. Aujourd’hui, nous sommes capables de nous déployer un peu partout dans le pays parce qu’il y a des partenaires. Mais sur le plan de l’État, ce n’est pas possible et ce n’est pas prévu. Il est important que dans nos budgets cela soit prévu. Nous devons être en mesure de les avoir. Donc, j’insiste sur le financement de la prévention. Parce que cela nous permet d’être plus efficace et plus performant au moment de la riposte », s’est lamente le Dr Bousso, lors de cette rencontre virtuelle organisée par Cicodev et Enda Santé en partenariat avec Osiwa.

Le Dr Bousso, qui a rappelé que les ressources du Cous sont passées de 75 millions à 51 millions entre 2017 et 2020, a aussi évoqué la nécessité pour les autorités en charge de la santé « d’insister sur cette phase de préparation de la prévention. Certains peuvent ne pas le comprendre, mais dans l’état où nous sommes, c’est un village planétaire, il faut nécessairement qu’on se prépare. Il faut aussi qu’on mette des ressources sur cette phase de prévention. »

Le patron du Cous a également insisté sur la nécessité d’anticiper la gestion des crises sanitaires. « La gestion des crises sanitaires ne se résume pas à la réponse. Il faut investir avant la crise, cela permet d’économiser et de limiter les conséquences de la crise éventuelle. » Avant de procéder à la présentation de la cartographie des risques. Ces risques sont, selon lui, d’ordre biologiques (fièvres hémorragiques, rougeole, syndrome respiratoire aigu sévère etc.) technologiques (incendies en zone urbaine, accidents industriels chimiques, accidents industriels biologiques) ; environnementaux (crise alimentaire produites par des évènements météorologiques ou climatiques inattendus, inondations) ou sociétaux (attentat terroriste par arme à feu ou explosion).

A l’en croire, l’évaluation des risques demande des ressources financières importantes. « Elles ne sont pas les mêmes, d’une localité à une autre car, dit-il, il faut évaluer les ressources avant toute crise. La préparation est extrêmement importante et indispensable. Je pense que, pour des pays à faibles ressources, ce sont des axes sur lesquels nous devons travailler. »

Modou Ndiaye (Journal Kritik)

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