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Mort de Chérif Chekatt : les dernières heures de la traque de l’ennemi public numéro un

Mort de Chérif Chekatt : les dernières heures de la traque de l’ennemi public numéro un

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by décembre 13, 2018 A la une, International

Peu après 21 heures, ce jeudi soir, dans une rue du quartier du Neudorf, à Strasbourg, où il avait été vu pour la dernière fois, Chérif Chekatt est tombé sur des agents de la Brigade de surveillance territoriale. L’auteur de la fusillade de mardi a ouvert le feu, les policiers ont riposté et l’ont abattu. Le procureur de la République de Paris, compétent dans le cadre de l’enquête antiterroriste, est attendu sur place. Récit des dernières heures de la traque du terroriste.

Le périple criminel de Chérif Chekatt a donc trouvé son terme ce jeudi soir rue du Lazaret dans ce quartier du Neudorf, à Strasbourg, où on l’avait vu pour la dernière fois et où avait eu lieu dans l’après-midi de jeudi, une opération alors restée vaine. C’est à 21 heures qu’il s’est trouvé face à trois policiers qui l’ont abattu en ripostant après que l’homme a ouvert le feu dans leur direction.

Face à une patrouille

Les circonstances se dévoileront au fil des heures. Mais ce jeudi peu après 22h, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, en a livré quelques-unes lors d’un point-presse à Strasbourg: « A 21 heures, un équipage de la brigade spécialisée de terrain composée de trois fonctionnaire de la police nationale ont aperçu un individu qui déambulait sur la voie publique au niveau du 74, de la rue du Lazaret. Cet individu correspondait au signalement. »

Emmanuel Georg, policier du syndicat SGP-Police de Strasbourg en a dit davantage sur l’interpellation sur notre antenne : « Mes collègues étaient de patrouille dans le secteur sur des indications de présence éventuelle de l’individu dans le quartier. Ils aperçoivent un homme qui essaye d’entrer dans un immeuble. Ils décident de le contrôler et à ce moment-là l’individu fait volte-face et leur tire dessus. Mes collègues répliquent à ce moment-là. Et ils réussissent à l’abattre sans qu’il y ait de blessé parmi les policiers ».

« Logé » en début de soirée

Les forces de l’ordre n’ont cessé de recevoir des signalements ces dernières heures. Quelle indication s’est avérée décisive? Plus tôt, en tout cas, sans qu’on sache pour l’heure si cet appel a précédé immédiatement l’intervention, une femme a composé le 17, le numéro de Police secours. Elle venait d’être abordée par un homme au comportement étrange. Elle a remarqué deux choses : tout d’abord, les traits de Chérif Chekatt, gravés dans un appel à témoins largement diffusé, et puis que l’individu était blessé.

Dominique Rizet, notre consultant police/justice, a précisé sur notre plateau que les enquêteurs avaient « logé », c’est-à-dire localisé, le terroriste dans ce secteur depuis le début de la soirée. « Il y avait eu cette première opération aux alentours de 17h dans le quartier du Neudorf où le taxi l’avait déposé mardi. Et on sentait que ça bougeait », a-t-il souligné.

Des hommes de la BST

Notre journaliste a encore noté que les agents qui ont mis fin au périple effroyable de Chérif Chekatt appartenaient à la Brigade spécialisée de terrain sud de Meinau-Neudorf : « Finalement, Chérif Chekatt n’est pas tombé sur les unités spécialisées, RAID, la BRI, ou le GIGN, mais sur ces policiers qui patrouillent tous les jours dans ce quartier. C’était deux hommes et une femme de la Brigade de surveillance territoriale sud de Meinau-Neudorf. On leur rend hommage, tous les jours, ils patrouillent, sont sur le terrain, connaissent leur population. » Dans ces unités, les agents sont armés d’un pistolet HK-UMP 9 mm, c’est donc avec cet équipement qu’ils ont tué l’assaillant.

Formellement identifié

Au-delà, le ministre de l’Intérieur a rappelé au cours de la soirée le dispositif qui pesait, dans ces heures cruciales, sur la fuite de Chérif Chekatt : « Un dispositif de surveillance important a été mis en place sur l’ensemble de l’agglomération pour appuyer les 280 enquêteurs chargés de le localiser et de l’interpeller. Des moyens particuliers avaient été mis en place notamment l’emploi d’un hélicoptère. »

Un effort d’importance couronné de succès, car sur les coups de 23h30, selon nos informations recueillies auprès du parquet de Paris, on apprenait que les investigations permettaient d’établir que le corps de la rue du Lazaret était formellement identifié comme étant celui de Chérif Chekatt.

BFMTV

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