Skip to Content

Récurrence des meurtres: L’ONG JAMRA vote la peine de mort, le Frapp épingle l’incompétence de l’Etat

Récurrence des meurtres: L’ONG JAMRA vote la peine de mort, le Frapp épingle l’incompétence de l’Etat

Be First!
by mai 23, 2019 Politique

L’actualité autour des cas fréquents et répétés de meurtres de femmes ne laisse aucune structure indifférente. Beaucoup de voix s’élèvent d’ailleurs pour proposer des solutions de sortie de crise. Si l’Ong Jamra pense que le retour de la peine de mort peut dissuader les fauteurs de trouble, du côté du Frapp on indexe la démission de l’Etat et appelle les populations à se prendre en charge.

La mise en œuvre d’un conseil spécial sur la sécurité assorti d’un référendum pour le rétablissement de la peine de mort au Sénégal est la solution proposée par l’ONG JAMRA face à ces séries de meurtres et l’insécurité galopante qui sévit dans le pays. « Lorsque cette peine a été abrogée par la loi 2004- 38 du 28 décembre 2004, on a jamais connu une hausse aussi vertigineuse de la criminalité »  indique le vice- président de l’ONG JAMRA, Mame Mactar Gueye. Avec cette insécurité ambiante qui anime le pays, personne n’est à l’abri ni en sécurité. Plus loin, il déclare que maintenant les malfaiteurs ne se contentent plus des biens ils se font le plaisir de tuer gratuitement. De l’autre côté, les hommes au lieu d’aborder de manière civilisée les femmes, ils tentent  de les violer et si ces dernières refusent, ils les tuent comme des mouches indésirables. Ce qui est  déplorable, il condamne cette violence  qui  s’abat sur d’innocentes compatriotes. Il pense qu’il a quand même dans l’inconscient ou dans le subconscient de ces auteurs de crime tant soi peu  de sentiment d’impunité. A cet effet il faut rééquilibrer les choses en restaurant la loi de la peine de mort. Pour lui, seul le rétablissement de cette sanction peut faire  reculer ce fléau.

 FRAPP : «  l’Etat est incapable de protéger la population »

Le Front pour une Révolution Anti Impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP), en conférence de presse ce mercredi, a affiché sa volonté d’engager le combat contre les violences faites aux femmes et d’établir des sanctions sévères contre les responsables de ces actes ignobles et inhumains. Ce, en réaction à la série de meurtres qu’a enregistré le pays cette semaine. Selon  le FRAPP, ces assassinats  et viols ne sont que la partie visible du machinisme dont les femmes sont victimes. Machisme fait aussi d’extorsion de faveurs sexuelles, de harcèlement sexuel, de violence conjugale, de viol conjugal, de pédophilie et d’inceste caché au nom du  »sutura », du  »masla » dans nos maisons, nos lieux de travail, les lieux d’éducation, nos organisations, dans la rue… ». Plus loin, le Front indique que cette situation d’insécurité est le résultat de l’appauvrissement de l’Etat du Sénégal. « Appauvrissement qui fait qu’au lieu d’un (01) policier pour 1.000 habitants, nous avons au Sénégal (01) policier pour plus de 5.000 habitants. Option néocoloniale anti-démocratique qui fait que les populations sont désorganisées sur le plan sécuritaire » , pestent les membres du FRAPP. Au regard de ces meurtres de femmes, de cette insécurité galopante, le FRAPP invite la population à s’organiser davantage dans les quartiers et villages pour établir des mesures de protection afin d’assurer leur sécurité. Car dit-il, l’Etat du Sénégal est incapable de les protéger. Cet Etat n’est capable que de gazer des manifestants, emprisonner  les résistants. Il faut dénoncer ces cas de viols, d’assassinats de femmes et les situer nécessairement dans un cadre d’oppression des femmes émancipées. »

AwaJuniorNDOYE
  

Previous
Next

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*