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«Rôle de la femme dans l’inclusion sociale et économique » : Prise de conscience, formation, réseautage, partage d’expériences, comme leviers à activer

«Rôle de la femme dans l’inclusion sociale et économique » : Prise de conscience, formation, réseautage, partage d’expériences, comme leviers à activer

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by décembre 3, 2019 A la une, Actualite, Economie

L’organisation Jeunes Entrepreneurs Africains œuvrant pour le Développement Economique Régional (JEADER) a animé ce samedi, un panel à l’occasion de la 5ème édition du « Women’s Entrepreneurship Day » WED SENEGAL 2019 sur le thème : «Rôle de la femme dans l’inclusion sociale et économique ». A l’occasion les panélistes ont mis le doigt sur les obstacles qui empêchent la femme d’entreprendre afin d’assurer son autonomie et participer pleinement au développement de son pays. Ainsi, la prise de conscience, la formation, le réseautage, le partage d’expériences, ce sont entre autres leviers qu’elles comptent activer pour arriver à faire jouer à la femme son rôle dans l’inclusion sociale et économique.

La Journée de l’entrepreneuriat féminin est une journée au cours de laquelle le travail des femmes entrepreneures est observé et discuté, le 19 novembre de chaque année. Au cours d’un panel organisé ce 30 novembre, sans langue de bois, les femmes ont pointé du doigt les obstacles qui empêchent la femme africaine en général et la femme sénégalaise, en particulier, à entreprendre pour jouer pleinement son rôle dans l’inclusion sociale et économique.

Tout d’abord les panélistes ont estimé que « la femme est longtemps privée de jouer son rôle et maintenant le temps est venu de rééquilibrer les choses », Cela se passe, selon elles, par la prise de conscience, la formation pour s’asseoir sur table des instances de décision. « On est dans un continent où le vrai pouvoir c’est l’argent. Donc, une femme qui a réussi doit regarder en bas pour tirer 10 autres femmes vers elle. Notre place doit être arrachée. Mais il faut être formé, au préalable », a indiqué Mme Coumba Tall. Elle s’empresse pour s’en féliciter que «les femmes sont déjà sur la bonne voie. Il suffit de se demander où les femmes vont».

Pour la présidente de Femmes Africaines Actives pour le Développement (FAADEV) Seynabou Pouye, il faut poursuivre le débat  pour un changement de mentalité, car, soutient-elle, « le développement, c’est d’abord culturel. Il faut s’assumer et savoir communiquer ». Poursuivant, elle ajoute : « Aujourd’hui, pour asseoir le rôle de la femme dans l’inclusion sociale et économique, il faut lui conférer déjà ce pouvoir qu’elle a. C’est-à-dire,  ce pouvoir de stabilisation, lui permettre d’accéder à des instances supérieures de décision, d’accéder à des financements et surtout accompagner la femme et renforcer sa capacité. En ce sens que la femme est un vecteur de développement ; un levier de croissance économique naturelle. Et pour cause, c’est la femme qui enfante, c’est la femme qui élève. Ce pouvoir lui donne de facto, des aptitudes de croissance naturelle. C’est ce qu’il faut mettre en exergue pour lui permettre d’avoir le plein pouvoir pour afin d’impacter positivement dans ses actions et par là, dans sa communauté ».

Mariam Farafina Cosmetic, elle, pense que les femmes doivent avoir des mentors pour avancer et être réseauter.

Venu assister au panel, le représentant de l’Agence de Développement et d’Encadrement de Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), le Dr Souaïbou Ndao a confié que « L’ADEPEME a toujours été préoccupée par la cause de la femme entrepreneure notamment. C’est pourquoi, il ya beaucoup de dispositifs d’accompagnements dans cette structure. Aujourd’hui, l’ADEPME est en collaboration avec l’ONU/Femme, avec le Réseau des femmes à Saint Louis qui s’active dans l’agriculture. L’ADEPME aide ce réseau dans le renforcement de leur capacité et l’amélioration de l’accès des femmes aux financements, entre autres  activités que mène l’ADEPME, de manière générale avec les entrepreneurs et en particulier avec Women’s entrepreneurship »

La cérémonie inaugurale a eu lieu à New York aux Nations Unies, et d’autres manifestations ont eu lieu simultanément dans plusieurs autres pays grâce à l’ONG WED. Au Sénégal, l’Organisation JEADER célèbre cette journée depuis 2015. (JEADER) est une Association Sénégalaise créée en 2014 dans le but de former la prochaine génération de Leaders en Afrique. Au-delà de former les plus jeunes à l’entrepreneuriat, elle incite également les femmes à se lancer dans l’Entrepreneuriat

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