Skip to Content

Situation financière et économique du Sénégal : Ces créances non soldées de l’Etat

Situation financière et économique du Sénégal : Ces créances non soldées de l’Etat

Be First!
by juin 7, 2018 A la une, Economie

NETTALI.SN – Dans sa réponse à l’ancien Premier ministre du Sénégal, Mamadou Lamine Loum, le ministre du Budget, Birima Mangara soutient que les caisses de l’Etat ne sont pas vides. Ce qui ne convainc guère certains créanciers qui peinent à recouvrer l’argent que leur doit l’Etat. Le quotidien Enquête de ce jeudi 7 juin a interrogé entreprises, banques, Douane et Trésor. Il ressort des investigations du quotidien Enquête que l’Etat doit plus de 75 milliards aux entreprises du BTP, 15 milliards aux établissements privés d’enseignement supérieur, près de 20 milliards à Ecobank. Une liste loin d’être exhaustive.

Abass Fall, le Président de la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur qu’Enquête a interrogé, est dépité. Depuis trois ans, lui et les autres membres de la structure qu’il dirige, courent derrière la dette (14 à 15 milliards) que l’Etat leur doit.

« Jusqu’à présent, le problème reste entier. Pourquoi, ils ne nous paient pas notre dû, si les caisses de l’Etat ne sont pas vides comme ils le disent ? », s’emporte-t-il. La rengaine est la même chez les acteurs du BTP. Sous le couvert de l’anonymat, une source d’Enquête dans ce secteur indique : « M. Mamadou Lamine Loum sait bien de quoi il parle. La vérité est que l’Etat connaît des tensions de trésorerie. Sinon comment comprendre qu’il rechigne à payer les gens après services faits ? La situation est très difficile pour les entreprises ».

A l’en croire, les « champions intérieurs » du BTP courent derrière 75 milliards de FCFA que leur doit l’Etat. De même que l’Etat du Sénégal doit environ 18 milliards, selon certaines estimations, à Ecobank. Ce qui est à l’origine des retards de paiement des bourses ayant concouru à la mort de Fallou Sène. Pendant ce temps, les moniteurs des « daara » ruent dans les brancards pour 8 mois d’arriérés de salaires. L’Etat leur doit 1,600 milliard FCFA.

Previous
Next

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*