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Violences au Campus social de l’UCAD : Les enjeux des élections des amicales sont en train de faire des blessés graves 

Violences au Campus social de l’UCAD : Les enjeux des élections des amicales sont en train de faire des blessés graves 

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by janvier 14, 2020 A la une, Actualite

Des blessés graves. Ce sont les conséquences des échauffourées entre étudiants, hier, tout au long de la journée,  au campus social de l’université Cheikh Anta Diop. Dans un contexte marqué par les élections des amicales des différentes Facultés, le temple du savoir vit au rythme de la violence flagrante. Ce sont des étudiants qui circulent libres avec des haches, des machettes, bref tous objets violents, au vu et au su de tous les pensionnaires du Centre des œuvres universitaires de Dakar. Le tout, avec la complicité des agents de sécurité du Coud et sans que les autorités de cette institution ne pipent mot.

Comme à chaque contexte électoral, cette année encore, les étudiants qui aspirent à diriger l’amicale de leur faculté se distinguent dans les forts moments de lutte, le combat des gladiateurs avant le combat des urnes. C’est comme qui dirait que l’anormal est devenu normal à l’université Cheikh Anta Diop. En effet,  ce temple du savoir est à l’image des écoles américaines où des jeunes circulent avec des armes (blanches). Sur le campus social de cette université, ce sont des étudiants, vêtus en tee-shirts orange, armés jusqu’aux dents. Et gare à celui qui ose défier leur autorité. « Qu’ils sont puissants », souffle-t-on en cachette.

De sources recoupées, la journée d’hier a fait plus neuf (9) blessés dont certains sont admis au service médical des étudiants pour des soins médicaux. A cela s’ajoute la destruction de biens communs tels que les portes et les grilles dans les pavillons A, B et S.

QUAND LA SÉCURITÉ EST COMPLICE DE CES VIOLENCES

Lors des ces forts moments de violence entre étudiants, la sécurité du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) est informée automatiquement. Mais, c’est sans compter qu’eux même sont des complices de ces attaques violentes. Leur intervention était tellement timide qu’on se doute de leur expérience dans ces genres de situation ou de leur formation. Au lieu de chercher à disperser la foule, à séparer les antagonistes, les agents de sécurité du COUD se faisaient remarquer par leurs comportements tout autant plus bizarres que laxistes. Ils échangeaient de petits mots avec les membres d’un groupe qui sont les déclencheurs des ces violences. Pire encore, ils s’échangeaient de petits signes comme s’ils voulaient orienter la violence à un certain niveau.

Quand les violences sur le campus social connaissent une accalmie, nous voyons les mêmes agents de sécurité venir souffler quelques mots à un militant d’un mouvement précis, appelé en catimini. Voilà des agents de sécurité qui, au lieu d’assurer  la sécurité des étudiants venus faire cours, sont beaucoup plus occupés à préserver leurs intérêts. Car, dit-on, une fois que leur liste favorite gagne les élections, ces agents de sécurité auront leur part du gâteau.

QU’ELLE EST LA SOURCE  DES VIOLENCES D’HIER ?

Selon Mamadou Oumarou, étudiant en droit et membre de la liste orange, ces violences ont été précipitées par les décisions prises par le directeur des élections de la faculté de droit. « Ce sont des décisions qui tournent autour du report des dates électorales qui étaient initialement prévues les 13 et 14 janvier et d’interdire au vote tous les nouveaux  bacheliers orientés dans cette même faculté », renseigne l’étudiant.

C’est la dernière décision, selon la même source, qui n’a pas plu aux membres de la liste Orange, du fait que les nouveaux bacheliers pèsent lourd dans ces élections et nombreux sont parmi eux qui votent pour le mouvement Renaissance: la liste orange.

Mais ceci vaut-il la peine de se bagarrer à tout bout de champ, mettant la vie des étudiants qui ne sont mêlés ni de près ni de loin à ces élections ?

Le directeur du Coud, dans sa feuille de route, avait promis de mettre fin à ces violences sur le campus social, mais hier, l’on apercevait à peine sa silhouette. Et il est permis de dire que cette question est loin d’être réglée puisque les étudiants, candidats aux élections, circulent librement avec des armes blanches.

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