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Embouteillages à Dakar: Un calvaire qui vire au cauchemar pour les Dakarois

Embouteillages à Dakar: Un calvaire qui vire au cauchemar pour les Dakarois

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by septembre 20, 2019 Société
Malgré les voix de dégagement, ponts et autres pour faciliter  la libre circulation, les monstres embouteillages restent un casse tête pour les Dakarois. Et ceci ne semble pas changer du jour au lendemain. Alignées sur des centaines de mètres, les voitures avancent à pas de caméléon, dans la circulation, suscitant ainsi  l’énervement des conducteurs de même que les usagers qui guettent les bus et les transports en commun au niveau des arrêts.

Le phénomène des embouteillages étouffe la population qui non seulement a dû mal à les digérer. S’y ajoute  la pilule des   inondations, chaleur infernale entre autres. Rentrer chez soi sans être piégé  dans la circulation, est devenu très rare pour les sénégalais. Partout, c’est le même scénario le sujet qui alimente les débats.  Des voitures immobilisées sur une file droite bloquent la circulation, à cela s’ajoutent l’orchestre des klaxons assourdissants, le vrombissement des moteurs et les pots d’échappement des voitures qui rendent l’atmosphère irrespirable. Les chauffeurs, au volant  de leur voiture, sont très remontés et  profèrent des insanités tout en  marmonnant des paroles indescriptible, qui témoigne de  leur dégoût face à cette situation cauchemardesque. Quant aux usagers , vaincus par la fatigue, ils  affichent le masque de l’énervement sur les visages renfrognés, rouspétant dans tous les sens. Tandis que d’autres, malgré la dense circulation et la chaleur étouffante dans les bus, engagent des conversations au tour du  magal de touba avec les nouvelles chartes ( les interdits) du Khalif Général des mourides. Quant aux  travailleurs et étudiants, ils laissent couler de la salive pour déplorer la pénible situation des embouteillages. Trouvé à l’arrêt bus de liberté 6 extension, Racine Ba explique le calvaire qu’il vit dans les embouteillages « C’est une catastrophe d’être coincé dans la circulation avec cette canicule. Je quitte le bureau parfois vers 17h et je n’arrive chez moi que vers les coups de 21h. Dés fois même il m’est impossible de voir mes enfants  la nuit et tout ça à cause des ces embouteillages qui te font passer des heures juste pour rallier une localité à une autres, c’est désolant » peste-il avant d’jouter  » Même trouver le bus qu’il te faut, c’est tout un problème je n’arrive pas à expliquer tout cela. Mais c’est peut être que la majorité des travailleurs convergent vers Dakar, du coup au moment de rentrer, beaucoup empruntent les même voix. » suppose Racine. Maréme Sylla est étudiante qui quitte son école HAMDI, pour rufisque, dit rencontrer d’énormes difficultés sur la route à chaque fois à causes des embouteillages. »les embouteillages, c’est vraiment catastrophe et c’est vraiment énervant. Rufisque, c’est déjà loin et avec les embouteillages, cela devient plus kilométrique. Parfois je suis obligée d’appelle chez moi pour les prévenir que je suis coincée dans la circulation pour que mes parents ne s’inquiètent pas. En plus là où je descend, est un peu loin de chez moi. Quand il fait noir, j’enjambe le pas et avec cette insécurité, tout peut m’arriver mais Dieu est grand. »souligne t-elle. Poursuivant, elle ajoute  » Tout le monde vit le calvaire des embouteillages. Si tu n’habites pas loin, vaut mieux marcher pour arriver à temps au lieu d’être piégé dans la circulation et les étudiants qui rentrent loin n’ont pas cette chance. C’est pour cela que nous sommes obligés de rester coincés à contre coeur »

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